Sécurité Énergétique et Hydrique au Mexique : Des Solutions Innovantes par les Entreprises Françaises

 

La Chambre de Commerce et d'Industrie Franco-Mexicaine, en collaboration avec les entreprises françaises Veolia, Engie, EDF et Michelin, présentera des propositions de politiques publiques aux candidates et au candidat à la présidence pour renforcer la sécurité énergétique et hydrique dans le pays.

« Il y a plus de 600 entreprises associées à la Chambre de Commerce et d'Industrie Franco-Mexicaine, présentes dans les 32 États de la République mexicaine. On estime qu'elles fournissent plus de 150 000 emplois directs dans tout le pays. Parmi celles-ci, 38 compagnies françaises présentes au Mexique appartiennent à l'indice boursier français CAC 40, qui regroupe les 40 plus grandes entreprises de France. Cinq grands groupes sont également présents, représentant la moitié des emplois créés par la France », a assuré Alexis Loyer, Ministre Conseiller aux Affaires Économiques de l'Ambassade de France. 
« Selon l'Energy Transition Index 2023 du Forum Économique Mondial, la France fait partie des sept principaux pays en transition vers un système énergétique durable, sûr, abordable et fiable. De plus, elle occupe la première place parmi les pays du G20. Pour atteindre cette position, de nombreuses entreprises françaises présentes en République mexicaine ont participé aux politiques publiques en France. Avec cette expérience et cette connaissance du Mexique, nous pensons pouvoir contribuer à la transition énergétique du pays », a affirmé Xavier de Bellefon, Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie Franco-Mexicaine. 

De plus, la France a élaboré une nouvelle Stratégie Internationale pour l'Eau et l'Assainissement (2020-2030). Cette stratégie aborde l'accès effectif à l'eau potable et à l'assainissement, ainsi que la gestion durable et intégrée des ressources hydriques. 
Ainsi, il est impératif de concevoir et de mettre en œuvre des politiques publiques efficaces permettant au pays de développer son vaste potentiel en ressources naturelles, de réduire sa dépendance aux combustibles fossiles et d'assurer un approvisionnement fiable en énergie et en eau, tout en garantissant la préservation de nos écosystèmes et l'équité dans l'accès à ces ressources vitales. 
Dans ce contexte, la communauté franco-mexicaine se réunit avec des propositions concrètes pour aborder ces défis et opportunités de manière collaborative, en tirant parti de l'expérience et des connaissances des deux nations sur ces sujets de grande importance. Au-delà des sources d'énergie photovoltaïque et éolienne, la France peut mettre à la disposition du Mexique son expérience dans le développement d'autres alternatives, telles que l'hydrogène vert, l'énergie géothermique et l'énergie nucléaire. 
Comprendre et promouvoir la transition énergétique, par la décarbonisation, la décentralisation et la digitalisation, devient impératif pour garantir le développement durable et la résilience économique du pays dans un contexte de nearshoring de plus en plus présent. 
En ce qui concerne la génération d'énergie, il est proposé d'élever le seuil minimum actuel de 0,5 MW pour que l'obtention d'un permis de la CRE ne soit pas nécessaire afin d'être considéré comme un générateur exempté. En ce qui concerne la transmission d'énergie, il est proposé de permettre la participation du secteur des affaires à des rondes d'investissement à long terme pour renforcer et moderniser le réseau de transmission énergétique pendant 15 à 20 ans dans les régions où cela est nécessaire.
 
Pour l'efficacité énergétique, il est proposé de mettre en œuvre des incitations, permettant à la CFE de ne pas engager de dépenses en investissements pour l'augmentation de la capacité installée. De plus, il est encouragé de promouvoir les projets public-privé dans ce domaine. 
En ce qui concerne les énergies renouvelables, il est projeté qu'en évaluant la situation énergétique du pays, les zones de plus grand investissement dans le nearshoring coïncident avec les zones de plus grande rentabilité énergétique. Cela permettrait aux régions d'avoir une énergie propre et suffisante pour la demande attendue. 
En matière de bioénergies, il est proposé d'ajouter la reconnaissance de la transformation des déchets en énergie à partir de déchets inorganiques dans la Loi de Transition Énergétique. Par ailleurs, pour la géothermie, il est suggéré de poser les bases juridiques et techniques pour encourager cette solution et de promouvoir des projets pilotes entre le secteur public et privé. 

En ce qui concerne le domaine hydrique, il est proposé de promouvoir des projets de partenariats public-privé pour le traitement, la collecte, la réutilisation et le suivi de la qualité de l'eau à chaque étape de son cycle. De même, la création de politiques et de mécanismes favorisant la réutilisation des eaux traitées dans les processus industriels et municipaux pour diminuer le stress hydrique du pays est encouragée. Dans ce même domaine, il est proposé de générer des incitations économiques pour la capture des eaux pluviales et la réutilisation des eaux usées. Dans les zones de stress hydrique, il est proposé de ne pas limiter l'octroi de concessions, mais de limiter le seuil de déversement des eaux autorisé, garantissant ainsi des processus industriels durables. 


Enfin, il est proposé d'établir des régimes d'efficacité hydrique comme condition pour maintenir, renouveler les concessions d'eau et encourager, dans les zones de stress hydrique, le partage des excédents d'eau, garantissant ainsi l'approvisionnement futur de cette ressource pour promouvoir et garantir les projets d'expansion des industries.

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